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Aix en Savoie / HBGG

Pour son dernier match de la saison, le HBGG se déplaçait à Aix-les-Bains, pour y affronter l’équipe d’Aix en Savoie. Entre une formation locale, 3ème avant la rencontre et qui avait encore l’espoir d’accrocher la deuxième place et de participer ainsi aux barrages d’accession pour la Nationale 2, et une formation du HBGG assurée de la première place et de la montée à l’échelon supérieur, depuis plusieurs semaines, il était évident que l’état d’esprit allait forcément être différent.

Disons-le clairement, depuis la victoire contre Montélimar le 12 mai dernier, qui lui a offert le titre symbolique de champion de la poule 7 de Nationale 3, on sent poindre un certain relâchement chez les jaune et vert. Relâchement bien compréhensible d’ailleurs, quand on sait tous les efforts qui ont été fournis cette année. Si l’envie de bien faire est toujours là, il manque ce petit supplément d’âme qui a fait merveille au printemps. La compétition est aussi affaire de rythme et il a sans doute été difficile de composer avec le week-end de trêve de la semaine précédente. Ajouté à cela le fait que l’équipe n’a pu s’entraîner qu’une seule fois cette semaine… Bref, la formation drivée par Lionel Héritier n’était sans doute pas dans les meilleures dispositions à l’heure de fouler le parquet de la salle des Prés Riants. Une salle surchauffée, au propre comme au figuré, à l’atmosphère moite et étouffante, peu propice à l’effort physique. Même les courageux Zébrés qui ont fidèlement suivi leur équipe ont souffert de la très forte chaleur, c’est dire...

Si les Guilherandais-Grangeois, bien décidés à faire honneur à leur statut, dominent le début de rencontre (5-6 à la 11ème minute), plusieurs oublis défensifs inhabituels viennent vite perturber la mécanique ardéchoise. Tout heureux de trouver des positions de tirs faciles, les Aixois ne laissent pas passer leur chance et, portés par leur public, prennent les commandes du match pour ne plus jamais les lâcher. Un dernier coup d’accélérateur juste avant la pause leur offre même un petit matelas de 5 buts (19-14 à la pause). Le début de seconde période est tout aussi compliqué pour le HBGG : si la défense retrouve des couleurs, c’est désormais l’attaque qui pêche avec une improbable série de 6 échecs sur 7 tirs entre la 37ème et la 43ème minute (27-20). Dommage car avec un peu plus de réussite, le HBGG aurait pu venir mettre la pression sur son adversaire du jour.

Le dernier quart d’heure n’y changera rien, le HBGG s’incline 31-39, face à des Savoyards solides mais qui ne sont pas non plus apparus intouchables, loin de là, en tout cas moins impressionnants qu’au match aller. Un résultat qui ne changera pas la donne, ni pour le HBGG (on le savait déjà), ni pour Aix en Savoie, Annecy s’étant imposé dans le même temps du côté de Loriol. Aix pourra toujours se dire qu’il a mis fin à l’invincibilité du HBGG qui durait depuis plus de 8 mois et une défaite à Annecy, le 21 octobre. Une éternité…

C’est donc par une défaite que se termine la saison 2018-2019 du HBGG. Une défaite qui ne fera pas oublier l’immense performance réalisée cette année et tous ces moments exceptionnels : le nul obtenu en costaud à Saint-Priest mi-novembre, la série de 13 victoires d’affilée entre la 8ème et la 20ème journée, les victoires pleine d’autorité arrachées « en terre hostile » dans les derbys à Valence, Rhône-Eyrieux ou Loriol, la victoire d’un tout petit but à l’ultime minute contre Saint-Egrève, la victoire face à Annecy dans une rencontre au sommet avec la première place en jeu, la « remontada » face à Saint-Priest, la « der » de Julien Chaix face à Montélimar… Oui, que de souvenirs, effectivement !

Après un peu plus de 9 mois intenses, de luttes acharnées, de doutes parfois, place à l’intersaison. Si les joueurs vont désormais pouvoir s’accorder un break bien mérité, le club va lui devoir travailler encore un peu pour préparer l’arrivée en N2.

Dans quelques semaines, on y sera. D’ici là, on se repose, on se prépare… et on repart ! Car, comme le chantaient les joueurs au retour dans le car : « Vamos à la N2, oh, oh, oh, oh, oh ».

D.L.

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