commentaire des S1

Depuis plusieurs semaines, le duo Messador / Noalhyt est contraint de composer avec les absences. Aux blessures de Chaix et de Fauriel s’est ajoutée celle de David, qui a ramené un souvenir douloureux de son déplacement du côté de Mende lors de la précédente journée suite à un contact rugueux. C’est donc un groupe une nouvelle fois remanié qui se présente à Saint-Egrève avec la convocation de Greg Pézier qui revêt pour la première fois le maillot jaune et vert en match officiel dans un gymnase qu’il connaît d’ailleurs très bien pour avoir évoluer dans l’équipe locale il y a quelques saisons.

Au coup d’envoi, le HBGG se présente dans une configuration qui laisse envisager une volonté de mettre de  l’impact en défense : Lesage, Rocha, Depouilly, Derradji, Mourier et Brueyre. Et de l’impact, on sent très vite qu’il va en falloir pour endiguer la furia des rouges et noirs. En effet, les Saint-Egrèvois démarrent la rencontre pied au plancher. On les sent sur-motivés. En face, le HBGG rentre plus prudemment, désireux de poser le jeu et d’imposer un rythme moins élevé. Malheureusement, après plusieurs balles perdues, bien exploitées par l’USSE, le HBGG se voit légèrement décroché (5-2 à la 9ème minute). Deux interceptions conclues par Lesage remettent les jaunes et verts sur les bons rails. Les deux formations engagent alors un duel âpre ponctué par plusieurs égalité et changements de leader. Au terme des 30 premières minutes, c’est Saint-Egrève qui vire en tête d’un petit but : 15-14.

Vu le nombre d’erreurs commises par leurs protégés, les nombreux Zébrés présents dans les travées du gymnase Balestas se disent que cet écart minime est un signe encourageant. Sans être exceptionnel, le HBGG est toujours au contact de l’équipe adverse qui a, elle, semblé évoluer en sur-régime.

Un but de Derradj pour entamer la seconde période et le match reprend sur un scenario identique : les égalités se succèdent, aucune équipe ne parvenant à prendre réellement le dessus sur l’autre. Il faut attendre la 42ème minute pour voir le HBGG prendre deux buts d’avance (18-20), plus gros écart du match en faveur des jaunes et verts, sur une réalisation de Pézier.

Mais faute de parvenir à augmenter l’écart d’une ou de deux unités supplémentaires, les hommes de Messador et Noalhyt s’exposent à un retour de Saint-Egrève : au moment d’entrer dans les dix dernières minutes, les deux formations sont toujours au coude à coude (24-24). Heureusement, dans ses cages, Canet, au relais de Marce, est plusieurs fois décisif. Les minutes passent, de plus en plus étouffantes : à la 56ème minute, sur un tir à la fois magnifique et inattendu de Depouilly, le HBGG vire en tête 24-25. Mais l’USSE ne craque pas et revient à hauteur sur un but de son arrière droit Martini (redoutable en attaque et en défense, mais dont on se demande encore comment il n’a pu subir qu’une seule exclusion temporaire…), avant de prendre l’avantage 26-25 sur un pénalty peu évident.

Faisant preuve d’une grande force mentale, les jaunes et verts ne lâchent rien. Dans la dernière minute, Brueyre s’arrache pour perforer la défense rouge et noire et claquer un but importantissime qui remet les deux équipes à égalité (26-26). Il reste 50 secondes à jouer, les Saint-Egrèvois ont la balle en main. Une passe mal ajustée et l’espoir revient dans le camp du HBGG : en quelques secondes et 3 passes, les jaunes et verts réussissent à placer Lesage sur orbite, il s’élance sur son aile et, déstabilisé par son adversaire, s’écroule dans la zone. Tout le monde s’attend au pénalty mais c’est finalement une zone qui sera sifflée, l’arbitre estimant que la défense était tout à fait licite....

Il y a deux manières d’analyser ce match nul : un point de perdu ? Deux points de gagnés ? Sur la physionomie de la rencontre, c’est un résultat logique. Si l’on ne regarde que les ultimes secondes, c’est un autre sentiment qui prédomine. Mais quoi qu’il en soit, ce qu’il faut retenir, c’est l’état d’esprit qu’a démontré l’équipe : les joueurs ont tout donné, ils n’ont rien lâché. Cet état d’esprit sera indispensable à l’heure d’affronter Bourgoin, samedi 19 mais au centre omnisports. Un match pour lequel, il faudra sans doute encore remanier l’équipe qui risque cette fois d’être privée de Mourier, blessé à un genou.

D.L.


 

 

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